Bouger dans la prière

31/07/2006 21:12 par islam-59

  • Bouger dans la prière

    Bouger dans la prière

    31/07/2006 21:12 par islam-59

Shaykh Ibn Bâz

 Question : Beaucoup de personnes ne cessent de bouger et de gigoter durant la prière. Y a-t-il un nombre de gestes à ne pas dépasser qui risquerait d’annuler la prière ? Y a-t-il une preuve concernant le fait de limiter ce nombre à trois gestes ? Quels seraient les conseils que vous donneriez à ceux qui ne cessent de bouger durant la prière ?

 

Réponse : Il est du devoir du croyant et de la croyante de faire preuve de quiétude durant la prière et de délaisser les gestes inutiles, car la quiétude fait partie des piliers de la prière, comme il a été rapporté dans les deux Sahîh que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a ordonné à celui qui n’avait pas fait preuve de quiétude durant sa prière de la recommencer. Il convient à tout croyant et croyante de se concentrer durant la prière, de s’y appliquer et de faire en sorte que le cœur soit présent, en se tenant devant Allah, car Il dit : « Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière » (Al-Mu’minûn : 1-2) et il est détestable d’être distrait en touchant ses vêtements, sa barbe ou autre. Si ces gestes sont continus, cela devient interdit – selon ce que nous savons de cette religion purifiée – et la prière est annulée.

Il n’existe pas de limite véritable, et l’avis selon lequel on limite à trois le nombre de gestes permis durant la prière est un avis faible sur lequel il n’y a pas de preuves. En fait, le critère est de savoir si ces gestes sont considérés par le musulman comme de la gesticulation excessive. Si le musulman considère cela excessif – et continu – il doit alors recommencer sa prière si c’est une prière obligatoire, et il doit aussi se repentir de cela. Le conseil que je donne à tout musulman et musulmane est d’accorder un grand intérêt à la prière, de s’y concentrer, de délaisser la gesticulation, même si elle est minime, en raison de la grande importance de la prière, car c’est le pilier de l’islam ; c’est le plus grand pilier après les deux attestations de foi, et c’est la première chose sur laquelle l’homme sera jugé  le Jour de la Résurrection. Nous demandons à Allah qu’Il aide les musulmans à l’accomplir de la façon qui Le satisfait, Exalté soit-Il.

Source : Fatâwa As-Salat, n°28

 Question : J’ai un problème : je bouge beaucoup pendant la prière, et j’ai entendu dire qu’il existait un hadith dont le sens est que le fait de bouger plus de trois fois pendant la prière annulait celle-ci. Quel est le degré d’authenticité de ce hadith ? Et comment me débarrasser de ces mouvements superflus durant la prière ?

Réponse
 : La Sunna pour le croyant est de s’appliquer dans sa prière, avec son cœur et son corps, et d’y faire preuve de concentration et d’humilité, que cette prière soit obligatoire ou surérogatoire. Allah dit : « Bienheureux sont les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière. » (Al-Mu’minûn : 1-2) Le musulman se doit aussi de l’accomplir avec quiétude, et cela fait partie des piliers les plus importants et des obligations de la prière car le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit à celui qui avait mal accompli sa prière et n’y avait pas fait preuve de quiétude : « Repars et prie, car tu n’as pas prié » trois fois de suite, jusqu’à ce que l’homme dise : « Ô messager d’Allah ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne sais prier que de cette façon-là !  Instruis-moi donc. » Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) lui dit alors : « Lorsque tu veux accomplir la prière, accomplis parfaitement les ablutions, dirige-toi vers la Qibla, prononce le Takbîr (Allahu Akbar), récite ce que tu connais du Coran, puis incline-toi jusqu’à être immobile dans ton inclinaison. Relève-toi ensuite jusqu’à être immobile en station debout, puis prosterne-toi jusqu’à être immobile, puis fais cela durant toute ta prière (à chaque Raka’ah). » (Al-Bukhârî et Muslim) Dans la version d’Abû Dâwûd, le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Puis récite la mère du Coran (Al-Fâtihah) et récite ce qu’Allah te permet de lire. » Ce hadith authentique montre que la quiétude est un pilier de la prière, et une grande obligation sans laquelle la prière n’est pas valide. Ainsi, quiconque prie à la manière de l’oiseau qui picore, sa prière n’est pas valable ; d’ailleurs, l’humilité et la concentration sont le cœur et l’âme de la prière. Il convient donc au musulman d’y accorder de l’importance, et de s’en soucier.

Quant au fait de limiter à plus de trois le nombre de gestes incompatibles avec la quiétude de la prière, ce n’est pas un hadith du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) mais des propos tenus par certains savants, pour lesquels il n’y a pas de preuves solides.

Cependant, le fait de gigoter durant la prière est quelque chose de détestable, comme le fait de remuer le nez, de toucher sa barbe ou ses vêtements au point d’être distrait. D’ailleurs, si cela est continu, la prière est annulée. Par contre, si cela est considéré comme un geste minime par les gens (Al-‘Urf) ou s’il y a beaucoup de gestes mais ponctuellement, la prière n’est pas annulée. Il convient au croyant de préserver sa concentration dans la prière et de délaisser les gestes inutiles, qu’ils soient nombreux ou non, par souci de préservation de la perfection de la prière.

Parmi les preuves concernant le fait qu’un petit nombre ou un grand nombre – ponctuel – de gestes n’annulent pas la prière, on rapporte que le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) ouvrit la porte à ‘Â’îshah alors qu’il priait. (Abû Dâwûd) On rapporte aussi de façon authentique, d’après Abû Qatâda : « Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dirigea un jour la prière alors qu’il portait dans ses bras Umâmah bint Zaynab, la fille du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam). Lorsqu’il se prosternait, il la posait par terre, et il la portait à nouveau lorsqu’il se relevait. » (Muslim) Et l’aide est à chercher auprès d’Allah.

Source : Kitâb Ad-Da’wah
, pp.86-87.
Traduit par les salafis de l’Est

40 invocations tirées du Saint Coran

31/07/2006 00:22 par islam-59

  • 40 invocations tirées du Saint Coran

    40 invocations tirées du Saint Coran

    31/07/2006 00:22 par islam-59

 

1.Seigneur, accepte notre oeuvre. Toi qui entends et sais tout ! Coran 2/127

 

Rabbana taqabbal minna innaka anta s-sami'ul-l-'alim

 

2.Seigneur, fais que nous soyons soumis a Ta volonte, fais que notre posterite soit un peuple resigne a Ta volonte, enseigne-nous les rites sacres, et accepte notre repentir, car Tu aimes a agreer la penitence et Tu es Misericordieux ! Coran 2/128

 

Rabbaa wa j'alna muslimina laka wa min dhurriyyatina ummatan -muslimatan l-laka wa arina manasikana wa tub 'alayna innaka anta t-tawwabu r-rahim

 

3.Seigneur, donne-nous une belle part dans ce monde et une belle part dans l'Autre, et preserve-nous du chatiment du feu ! 2/201

 

Rabbana atina fi d-dunya hassanatan wa fi-l-akhirati hasanatan waqina 'adhaba n-nar

 

4.Seigneur, arme-nous de patience, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur ce peuple infidele ! Coran 2/250

 

Rabbana afrigh 'alayna sabran w-wa thabbit aqdamana wa ncurna 'ala-
l-qawmi-l-kafirin.

 

5.Seigneur, ne nous punis pas pour des fautes commises par oubli ou par erreur ! Coran 2/286

 

Rabbana la tu'akhidhna in n-nasina aw akhta'na.

 

6.Seigneur, ne nous impose pas le fardeau que Tu savais impose a ceux qui ont vecu avant nous ! Coran 2/286

 

Rabbana wa la tahmil 'alayna isran kama hamaltahu 'ala l-ladhina min
qablina.

 

7.Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons supporter. Efface nos peches, pardonne les nous, aie pitie de nous ! Tu es notre Maitre ! Donne-nous la victoire sur les infideles ! Coran 2/286

 

Rabbana wa la tuhammilna ma la taqata lana bihi wa 'fu 'anna wa ghfir
lana wa riJamna anta mawlana fa-nsurna 'ala-l-qawmi-l-kafirin.

 

8.Seigneur ! ne fais pas devier nos coeurs apres que tu nous as guides ! Accorde-nous Ta misericorde, car Tu es le Dispensateur Supreme. Coran 3/8

 

Rabbana la tuzigh qulubana ba'da idh hadaytana wa hab lana min
ladunka rahmatan innaka anta-l-wahhab.

 

9.Seigneur ! Tu rassembleras le genre humain dans un jour au sujet duquel il n'y a point de doute ! Certes, Allah ne manque point a Ses promesses ! Coran 3/9

 

Rabbana innaka jami'u n-nasi li-yawmin l-la rayba fihi inna l-laha la
yukhlifu-l-mi'ad.

 

10.Seigneur, nous avons cru ; pardonqe-nous nos peches et preserve-nous du chatiment feu ! Coran 3/16

 

Rabbana innana amanna fa-ghfir lana dhunubana wa qina 'adhaba n-nar.

 

11.Seigneur, nous croyons a ce que Tu as revele, et nous suivons le Prohete ! Inscris-nous au nombre de ceux qui temoignent ! Coran 3/53

 

Rabbana amanna bi-ma anzalta wa t-taba'na r-rasula fa-ktubna ma'a
-shahidin.

 

12.Seigneur, pardonne-nous nos peches et nos
exces. Affermis nos pas et accorde-nous la victoire sur les infideles ! Coran 3/147

 

Rabbana ghfir lana dhunubana wa israfana fi amrina wa thabbit
aqdamana wa nsurna 'ala-l-qawmi-l-kafirin.

 

13.Seigneur, Tu n'as pas cree tout cela en vain (l'univers) ! Gloire a Toi ! Preserve-nous du chatiment du Feu ! Coran 3/191

 

Rabbana ma khalaqta hadha batilan subhanaka fa-qina 'adhaba n-nar

 

14.Seigneur, celui que Tu precipites en enfer tombe dans l'ignominie, les pervers ne pourront compter sur aucun secours ! Coran 3/192

 

Rabbana innaka man tudkhili n-nara fa-qad akhzaytahu wa ma li-z-zalimina min ansar

 

15.Seigneur, nous avons entendu l'homme qui appelait ; il nous appelait a la Foi, il criait : «Croyez en Dieu», et nous avons cru ! Coran 3/193

 

Rabbana innana sami'na munadiyan y-yunadi li-l-imani an aminu
irabbikum fa-amanna

 

16.Seigneur, pardonne-nous nos fautes, efface nos peches, et fais que nous mourions avec les gens charitables Coran 3/193

 

Rabbana fa-ghfir lana dhunubana wa kaffir 'anna sayyi'atina wa 'tawaffana ma'a-l-abrar

 

17.Seigneur, donne-nous ce que Tu as promis par l'intermediaire de Tes Messagers ! Fais que nous ne soyons pas humilies au jour de la resurrection, Toi qui ne manques jamais a Tes promesses ! Coran 3/194

 

Rabbana wa atina ma wa'adtana 'ala rusulika wa la tukhzina yawma-l- qiyamati innaka la tukhlifu-l-mi'ad

 

18.Seigneur, nous croyons ! Inscris-nous au nombre de ceux qui temoignent ! Coran 5/83

 

Rabbana amanna fa-ktubna ma'a sh-shahidin

 

19.Seigneur, fais-nous descendre une table du ciel ; qu'elle soit un festin pour le premier et le dernier d'entre nous, et un signe de Ta puissance ! Nourris-nous, car Tu es le meilleur nourisseur ! Coran 5/114

 

Rabbana anzil 'alayna ma'idatan m-mina s-sama'i takunu lana 'idan li-
awwalina wa akhirina wa ayatan m-minka wa rzuqna wa anta khayru
r-raziqin

 

20.Seigneur, nous sommes coupables ! Si Tu ne nous pardonnes pas et si Tu n'as pas pitie de nous, nous sommes perdants ! Coran 7/23

 

Rabbana zaiamna anfusana wa in l-lam taghfir lana wa tarhamna la-
nakunanna mina-l-khasirin

 

21.Seigneur, ne nous place pas avec les injustes ! Coran 7/47

 

Rabbana la taj'alna ma'a-l-qawmi z-zahmin

 

22.Seigneur, tranche entre nous et notre peuple. Tu es le meilleur des arbitres ! Coran 7/89

 

Rabbana ftah baynana wa bayna qawmina bi-l-haqqi wa anta khayru-
l-fatihin

 

23.Seigneur, donne-nous la resignation et fais que nous mourions en croyants ! Coran 7/126

 

Rabbana afrigh 'alayna sabran wa tawaffana musiimin

 

24.Seigneur, ne nous laisse pas victimes de la tentation d'un peuple d'oppresseurs ! Par Ta misericorde, protege-nous des infideles ! Coran 10/85-86

 

Rabbana la taj'alna fitnatan l-li-l-qawmi z-zalimina wa najjina bi- rahmatika mina-l-qawmi-l-kafirin

 

25.Seigneur, Tu sais ce que nous dissimulons et ce que nous montrons ! Pour Dieu, il Wy a rien de cache dans les Cieux et sur la Terre ! Coran 14/38

 

Rabbana innaka ta'lamu ma nukhfi wa ma nu'limu wa ma yakhfa 'ala
l-lahi min shay'in fi-l-ardi wa la fi s-sama'.

 

26.Seigneur, exauce mes voeux. Coran 14/40

 

Rabbana wa taqabbal du'a'i

 

27.Seigneur, .pardonne-moi, ainsi qu'a mes parents (pere et mere) et aux croyants, au jour du Jugement ! Coran 14/41

 

Rabbana ghfir li wa li-walidayya wa li-l-mu'minina yawninina yawma yaqumu-l- hisab

 

28.Seigneur, accorde-nous Ta misericorde et assure-nous la droiture de notre conduite. Coran 18/10

 

Rabbana atina min l-ladunka ralimatan w-wa hayyi' lana min amrina
rashada.

 

29.Seigneur, nous craignons qu'il n'use de violence envers nous, ou qu'il ne commette des impietes ! Coran 20/45

 

Rabbana innana nakhafu an y-yafruta 'alayna aw an y-yatgha

 

30.Notre Seigneur est Celui quia donne a chaque chose sa forme, puis Il l'a guidee ! Coran 20/50

 

Rabbuna l-ladhi a'ta kulla shay'in khalqahu thumma hada

 

31.Seigneur, nous croyons en Toi, pardonnenous, aie pitie de nous, Tu es le plus misericordieux ! Coran 23/109

 

Rabbana amanna fa-ghfir lana wa rhamma wa anta khayru r-rahimin

 

32.Seigneur, eloigne-nous du supplice de l'enfer, qui est vraiment le plus atroce des supplices, ainsi qu'un mauvais lieu pour y sejourner et pour s'y arreter ! Coran 25/65-66

 

Rabbana srif 'anna 'adhabajahannama inna 'adhabaha kana gharaman
inaha sa'at mustaqarran w-wa muqama.

 

33.Seigneur, fais que la vue de nos epouses et de nos enfants nous remplissent de joie ! Et fais que nous marchions a la tete des pieux ! Coran 25/74

 

Rabbana hab lana min azwajina wa dhurriyyatina qurrata a'yunin
-waj'alna li-l-muttaqina imama

 

34.Notre Seigneur est indulgent et reconnaissant ! Coran 35/34

 

Rabbana la-ghafurun shakur

 

35.Seigneur, Tu embrasses tout de Ta misericorde et de Ta science, pardonne a ceux qui se repentent et suivent Ton sentier ! Preserve-les du supplice de l'enfer ! Coran 40/7

 

Rabbana wasi'ta kulla shay'in r-rahmatan w-wa 'ilman fa-ghfir li ladhina tabu wa t-taba'u sabilaka wa qihim 'adhaba-l-jahim

 

36.Seigneur, introduis-les dans les jardins d'Eden que Tu leur as promis, ainsi que leurs parents, leurs epouses et leurs enfants vertueux ! Tu es le Puissant, le, Sage ! Preserve-les du mal ! Tu auras pitie de celui qui se gardera des mauvaises actions, et c'est un bonheur immense ! Coran 40/8-9

 

Rabbana wa adkhiihum jannati 'adnin al-lati wa'adttahum wa man salaha min aba'ihim wa azwajihim wa dhurriyyatihim innaka anta-l-'azizu-l-bakimu wa qihimu s-sayyi'ati wa man taqi s-sayyi'ati yawma'idhin fa-qad
rahimtah wa dhalika huwa-l-fawzu-l-'azim

 

37.Seigneur, pardonne-nous et pardonne a nos freres qui nous ont devances dans la Foi, et ne mets point dans nos coeurs de rancune contre ceux qui croient ! Seigneur, Tu es compatissant et misericordieux ! Coran 59/10

 

Rabbana ghfir lana wa li-ikhwanina l-ladhina sabaquna bi-l-imani wa
la taj'al fi qulubina ghillan l-li-l-ladhina amanu rabbana innaka ra'ufun r-rahim.

 

Institution

30/07/2006 23:34 par islam-59

  • Institution

    Institution

    30/07/2006 23:34 par islam-59

 

Allâh (ÊÚÇáì) a dit : {Et c'est en Allâh que les croyants doivent placer leur confiance.} (14/11)

Allâh (ÊÚÇáì) a dit : {Et place ta confiance en Le Vivant qui ne meurt jamais.} (25/58)

Les mérites de la confiance en Allâh

Allâh (ÊÚÇáì) a dit : {une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Allâh, Allâh aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.} (3/159)

Allâh (ÊÚÇáì) a dit : {Certes ceux auxquels l'on disait : "Les gens se sont rassemblés contre vous; craignez-les" - cela accrut leur foi - et ils dirent : "Allâh nous suffit; Il est notre meilleur garant". Ils revinrent donc avec un bienfait de la part d'Allâh et une grâce. Nul mal ne les toucha et ils suivirent ce qui satisfait Allâh.} (3/173-174)

Allâh (ÊÚÇáì) a dit : {Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit.} (65/3)

Ibn 'Abbas (ÑÖí Çááå ÚäåãÇ) a dit : "Le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "On a fait défiler devant moi les communautés religieuses (ou nations). Je vis alors un tel Prophète et avec lui moins de dix adeptes, tel autre avec un ou deux partisans et un tel autre n'en ayant aucun. Tout à coup on éleva vers moi une foule énorme et je crus que c'était ma communauté. Mais on me dit : "Voilà Moïse et sa nation. Regarde plutôt à l'horizon". Je regardai et vis apparaître des masses innombrables. On me dit alors; "Regarde de l'autre côté de l'horizon" et voilà surgir une foule immense. "C'est tout cela ta nation et, avec elle, soixante dix mille hommes qui entreront au Paradis sans subir aucun jugement et aucun tourment". Puis il se leva et rentra chez lui. Les gens se mirent alors à conjecturer sur ces bienheureux qui entreront au Paradis sans jugements ni tourments. Certains dirent : "C'est sans doute ceux qui ont été les compagnons du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)". D'autres dirent : "Ce sont peut-être ceux qui sont nés en Islam et n'ont ainsi jamais rien associés à Allâh". On fit d'autres supputations.
C'est alors que le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) se présenta à eux de nouveau et leur dit : "A propos de quoi discutez-vous ainsi?" Ils lui dirent l'objet de leurs discussions et il dit : "Ce sont plutôt ceux qui ne soignent pas par les incantations et ne se font pas soigner par elles. Ceux qui ne croient point au mauvais augure et qui s'en remettent en tout à leur Seigneur".
Juste à ce moment se leva 'Oukkâcha Ibn Mohsin qui dit : "Prie Allâh pour que j'en sois!"
Il lui dit : "Tu es effectivement l'un de ceux là".
Quelqu'un d'autre se leva pour faire la même demande.
Il lui dit : "C'est là une faveur où t'a déjà précédé 'Oukkâcha". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra (ÑÖí Çááå Úäå), le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Il entrera au Paradis des gens dont les cœurs sont comme ceux des oiseaux". (Mouslim)
An-Nawawi (ÑÍãå Çááå) a dit : "On dit que cela veut dire qu'ils s'en remettent à Allâh comme le font les oiseaux. On dit aussi que leurs cœurs sont sensibles comme ceux des oiseaux".

'Omar (ÑÖí Çááå Úäå) a dit : "J'ai entendu dire le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) : "Si vous vous en remettez à Allâh comme il convient de s'en remettre à Lui, Il vous apportera votre subsistance comme Il l'apporte aux oiseaux qui quittent le matin leur nid le ventre creux pour y rentrer le soir le ventre plein"". (At-Tirmidhi)

Selon Ibn Mas'oùd (ÑÖí Çááå Úäå), le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Celui qui est touché par le besoin et qui s'adresse aux gens pour en sortir ne voit pas la satisfaction de son besoin. Mais s'il s'adresse à Allâh, Allâh ne tarde pas à lui octroyer une subsistance prochaine ou à venir". (At-Tirmidhi)

Les differents degré de confiance en Allâh

Ibn Al-Qayyim (ÑÍãå Çááå) a dit : "C'est dire que le tawakkul (le fait de s'en remettre à Allah) constitue la moitié de la foi, l'autre moitié étant al-inâba (le fait de revenir à Allah) car la foi est à la fois une imploration de l'assistance et une adoration : le tawakkul constituant la demande d'assistance et l'inâba l'adoration. La demeure du tawakkul est, du reste, la plus vaste et la plus entière des demeures. Elle ne cesse d'être fréquentée par les occupants en raison de l'ampleur de l'afférent du tawakkul, du nombre élevé des besoins des êtres, de la généralié du tawakkul et du fait qu'il touche aussi bien les croyants que les mécréants, les débauchés comme les justes, les oiseaux comme les bêtes. En effet les habitants des cieux et de la terre, qu'ils assument ou non la charge de la foi, occupent la position du tawakkul même si l'élément afférent du tawakkul diffère chez les uns et les autres. En effet Ses amis et les gens de Son élite s'en remettent à Lui en matière de foi, de triomphe de Sa religion, de rehaussement de Sa parole, de combat contre Ses ennemis et pour tout ce qui touche ce qu'Il aime et l'éxecution de Ses ordres. Au dessous d'eux, il y a ceux qui s'en remettent à lui pour ce qui touche leur rectitude personnelle et la préservation de leurs états avec Allâh en se vidant de tous les soucis provoqués par autrui. Au dessous d'eux, il y a ceux qui s'en remettent à Lui pour un bien qu'ils veulent recevoir comme les subsistances ou la santé ou une victoire contre un ennemi, ou une épouse, ou un enfant... Au dessous d'eux, il y a ceux qui s'en remettent à Lui pour ce qui touche le fait de commettre des péchés et des forfaits. En effet les auteurs de ces méfaits ne les obtiennent généralement qu'en s'appuyant sur Allâh et en s'en remettant à Lui. Il arrive même que leur tawakkul en la matière soit plus fort que celui de ceux qui accomplissent des œuvres pies. Voilà pourquoi ils se lancent dans les risques et les perditions en comptant sur la préservation et l'exaucement d'Allah.
Il reste que le meilleur tawakkul est celui qui touche le domaine des obligations, je veux dire les obligations envers Allâh ou envers les créatures ou envers l'âme.
Quant au tawakkul le. plus vaste et le plus bénéfique, il porte sur l'influence extérieure comme celui de l'intérêt religieux ou le fait de repousser un méfait menaçant la foi en général. C'est le tawakkul des Prophètes quand il s'agit d'instaurer la religion d'Allâh et le tawakkul de leurs héritiers quand il s'agit de repousser le mal des corrupteurs sur la terre.
Ensuite les gens se répartissent en matière du tawakkul selon leurs préoccupations et leurs desseins : les uns s'en remettent à Allâh pour obtenir la royauté, d'autres simplement pour un gagne-pain. Il reste que pour celui qui est sincère dans son tawakkul pour l'obtention de quelque chose qu'il désire recevoir, si ce quelque chose est agréable à Allâh c'est une issue heureuse pour lui, si ce bien scussite le courroux divin c'est alors un méfait pour lui et si c'est quelque chose qui est permis il obtient le bénéfice du tawakkul sans celui de l'objet de son tawakkul". (Les sentiers des Itinérants)

Des exemples dans la confiance en Allâh

Le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)

Abou Bakr (le véridique) (ÑÖí Çááå Úäå) qui fut, de même que son père et sa mère, compagnon du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) a dit : "Quand nous étions (lui et le Prophète) dans la grotte (où ils s'était cachés dans leur fuite vers Médine), je regardais les pieds des idolâtres qui étaient juste au-dessus de nous et je dis : "Ô Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)! Si l'un d'eux regardait au-dessous de ses pieds, il nous verrait".
Il dit : "Que penses-tu, Ô Abou Bakr! de deux compagnons dont le troisième est Allâh?"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

On rapporte au sujet de Jabir (ÑÖí Çááå Úäå) qu'il a accompagné le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) dans l'une de ses campagnes vers le Nejd. Quand le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) rebroussa chemin, il rebroussa chemin avec eux et la caravane les rejoignit dans une vallée pleine de grands arbres épineux. Le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) mit pied à terre et les gens se dispersèrent pour se placer à l'ombre des arbres : "Le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) s'installa sous un grand arbre. Il y accrocha son sabre et nous plongeâmes tous dans le sommeil. Tout à coup le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) nous appela et auprès de lui se tenait un bédouin. Il dit : "Cet individu a dégainé contre moi mon propre sabre alors que je dormais. Je me suis réveillé alors qu'il le tenait nu. Il me dit : "Qui te protège de moi?" Je dis : "Allâh" trois fois de suite". Il ne le chatia pas et s'assit". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Dans une autre version, Jâber a dit : "Nous étions avec le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) à Dhât Ar-riqâ'. Etant parvenus à un arbre à l'ombre dense, nous y laissâmes le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã). L'un des idolâtres arriva alors que le sabre du Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) était accroché à l'arbre. Il le dégaina et dit : "As-tu peur de moi?"
Il lui dit : "Non".
Il dit : "Qui te protège de moi?"
Il dit :"Allâh"

Et dans la version de Abou Bakr Al Isma'ilî (dans son recueil de Hadith authentifiés) il dit : "Qui te protège de moi?"
Il dit : "Allâh".
Le sabre tomba alors de sa main et le Messager d'Allâh (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) le saisit et lui dit à son tour : "Qui te protège de moi?"
L'autre dit : "Sois le meilleur preneur!"
Il dit : "Attestes-tu qu'il n'y a de dieu qu'Allâh et que je suis le Prophète d'Allâh ?"
Il dit : "Non. Mais je te promets de ne plus te combattre".
Il lui rendit sa liberté. Quand l'homme revint à ses compagnons il leur dit : "Je reviens à vous de chez le meilleur des gens".

Ibrâhim (Úáíå ÇáÓáÇã)

Ibn 'Abbas (ÑÖí Çááå ÚäåãÇ) a dit : "Allâh nous suffit et quel bon défenseur!" C'est la formule prononcée par Abraham (Úáíå ÇáÓáÇã) quand on le jeta au feu. Elle a été de même prononcée par Mohammad (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) quand on lui dit : "Les gens ont mobilisé des masses contre vous, craignez-les". Cela augmenta leur foi et ils dirent : "Allâh nous suffit et quel bon défenseur!". (Al-Boukhâri)

Dans une autre version de Boukhâri, selon Ibn 'Abbas (ÑÖí Çááå ÚäåãÇ), il dit : "Les dernières paroles prononcées par Abraham (Úáíå ÇáÓáÇã) quand on le jeta au feu furent : "Allâh me suffit et quel bon défenseur".


http://www.risala.net/tasawwouf/qualites/confiance.htm

Attention !!!

30/07/2006 23:23 par islam-59

  • Attention !!!

    30/07/2006 23:23 par islam-59

 

Le fait de lever les mains durant l'invocation

 

 

Posté le 30 juin 2004 à 21h18 - Extraits du livre "Tas-hih el-dou'a" (Correction de l'invocation) du Shaykh Bakr Ibn-AbdAllah Abou-Zayd. Traduit par le frère Abou-Abdillâh El-Wahrâni. Publié et mis en forme sur Al-Mourabitoune.

 

Lever les mains :

Les hadiths se sont multipliés concernant plusieurs situations où le prophète a levé ses nobles mains pour faire une invocation.Parmi celles-ci on compte six endroits durant le pèlerinage : sur le mont Safâ, sur Marwâ, à ‘Arafa, Mouzdalifa, à la première Jamara, ainsi qu'à la seconde. Et hors du pèlerinage : pour la demande de pluie « istisqâ' », durant la dévotion « qounoût » dans les prières obligatoires lorsque surviennent des évènements à repousser. Il a aussi levé ses mains dans d'autres circonstances, une cinquantaine qui ont déjà fait l'objet de publication.

Son jugement :

Lever les mains durant l'invocation fait partie des règles de politesse de cet acte d'adoration qu'est l'invocation. C'est aussi un geste méritoire par consensus, sauf dans un seul cas : lors de la prêche du Vendredi.
Il est alors détestable pour le prêcheur de les lever, ainsi que pour ceux qui y assistent. Mis à part si le prêcheur fait une demande de pluie, il serait dans ce cas là un acte sounna que de les lever (durant la demande de pluie) pour lui ainsi que pour ceux qui assistent à la prêche.

Manière de les lever :

L'invocateur lève ses mains au niveau de ses épaules, en tenant ses mains jointes et non pas séparées. Les paumes voyant vers le ciel, et le dos (des mains) vers le sol. S'il veut il peut aussi rapprocher ses mains de son visage (en le masquant), le dos (des mains) se dirigera ainsi vers la Qibla. Ses mains doivent être propre et nues (sans gants ni autre isolant).

Les trois manières de lever les mains :1

Selon Ibn-‘Abbâs , le prophète a dit : « pour la demande tu lèves tes mains au niveau des épaules environ. Pour le pardon ‘istighfâr' tu indiques avec un seul doigt. Et pour la supplication ‘ibtihâl' tu tends tes deux mains » [Rapporté par Abou-Dâoûd et El-Tabarâni. Authentique par l'ensemble de ses chemins de transmission].

Il y a plusieurs hadiths décrivant les actions du prophète et explicitant les circonstances pour chaque façon de faire.

 

1- Première circonstance :

C'est le cas de l'invocation générale, aussi appelée : la demande « mas'ala », il s'agit de lever les mains au niveau des épaules ou à leurs environs. En les tenant jointes (se touchant par les flancs), les paumes de celles-ci voyant vers le ciel. Il peut aussi les rapprocher de son visage (le masquant avec), le dos des mains se dirigeant vers la Qibla. Ceci est la façon générale de lever les mains pour faire une invocation, aussi pour le ‘qounoût' du witr, la demande de pluie, les six endroits d'invocation dans le pèlerinage, et autres.

2- Deuxième circonstance :

La demande de pardon ‘istighfâr', aussi appelée : la sincérité ‘ikhlâs', il s'agit de lever un seul doigt qui est l'index de la main droite. Cette façon de faire est particulière au rappel 'dhikr' et à l'invocation lors de la prêche sur le 'minbar', ainsi qu'au cours du 'tachahhoud' durant la salât. Aussi au cours des différents rappels et unification d'Allah (dire ‘lâ ilâha illalâh') hors de la salât. Et c'est cette seconde façon de faire qui explique le hadith d'Ibn-‘Abbâs précité, c'est aussi le cas du hadith d'Amâra Ibn-Rou'ayba qui a vu Bichr Ibn-Marwân au dessus du 'minbar' levant ses mains. Il a alors dit : « Qu'Allah punisse ces deux mains, je n'ai jamais vu le prophète faire plus que cela, puis il a montré son index droit » [Rapporté par Mouslim].

 

Les hadiths concernant la levée du doigt au cours du ‘tachahhoud' durant et hors de la salât sont bien connus et très répandus.

3- Troisième circonstance :

La supplication ‘ibtihâl', il s'agit d'intensifier et insister dans la demande. La façon de faire consiste à tendre les mains vers le ciel, jusqu'à ce que se découvre la blancheur des aisselles. On dit aussi en décrivant cette façon de faire : jusqu'à ce que se voient ses bras. C'est à dire qu'ils se découvrent vu qu'ils soient fortement tendus. Cette façon est particulière à un moment de grande intensité ou adversité comme la sécheresse, ou autre évènement à repousser comme l'invasion d'un ennemi, etc. Cette façon est décrite par le hadith d'Anass : « Le prophète ne levait ses mains pour invoquer que durant la demande de pluie, il les levait jusqu'à ce que soit vue la blancheur de ses aisselles » [Rapporté par El-Boukhari].

C'est à dire qu'il ( ) ne les levait aussi haut que lors de la supplication intense comme pour la demande de pluie. Il ne s'agit pas de rejeter le fait même de les lever dans d'autres situations. Car les hadiths concernant la levée des mains pour une invocation d'ordre général, sont très nombreux et rapportés par plusieurs compagnons .

 

Quelques erreurs courantes:

 

Dans la manière de lever les mains : Nous avons déjà décrit la manière légale de le faire, mais celui qui observe la manière de faire des gens, voit des choses étonnantes. Parmi celles-ci :

• Baisser les mains (en les levant jointes ou séparées) jusqu'au niveau du nombril ou plus bas.
• Les lever séparées, les doigts se dirigeant vers la Qibla et les deux pouces vers le ciel.
• Les renverser dans plusieurs sens durant l'invocation.
• Les faire secouer, ainsi que faire d'autres mouvements en les levant.
• Essuyer le visage avec, après l'invocation Qounoût du Witr ou une invocation dans une prière obligatoire Nâzila.
• Essuyer la poitrine et les épaules avec les mains après avoir fini l'invocation.
• Se frotter les mains l'une contre l'autre à la fin de l'invocation.
• Embrasser les deux pouces et les mettre sur les yeux lors de la prononciation du nom du prophète Mouhammed durant l'appel à la prière (adhan) et autres.
• Que le prêcheur lève les mains, ainsi que ceux qui assistent à la prière du Vendredi (lors de l'invocation de la prêche). Il est établit que le Prophète a levé ses mains pour une invocation de demande de pluie lors de la prêche de vendredi, et les compagnons ont aussi levé leurs mains, puis cela ne s'est plus reproduit. Pour cela les gens de connaissance ont conseillé de le faire durant ce cas précis seulement. Mais si le prêcheur fait une invocation lors de son prêche qui ne concerne pas la demande de pluie, il est alors détestable pour lui ainsi que les autres de lever les mains.
• Lever les mains pour invoquer, entre l'appel de rassemblement à la prière Iqâma et le début de la prière. Ce qui a été innové à ce sujet est que l'imam fasse une invocation à ce moment là, et les gens disent Amin après lui tout en levant leurs mains, cette façon de faire est complètement inventée et innovée. Quant à ce que chacun de nous fasse une invocation après l'adhan et après l'iqâma est une chose louable et pourrait être une cause d'exaucement comme cité dans la sounna.
• Lever les mains pour faire une invocation de groupe ou chacun seul, après la prière obligatoire. Ceux qui disent que cela est légal n'ont aucune preuve, il est donc établit que c'est une innovation.
• Lever les mains après la prosternation de lecture du Coran (ce geste n'est soutenu par aucune preuve, c'est donc une innovation).
• Lever les mains lors de la vue du croissant de lune : se mettre face au croissant et lever les mains pour prier, ce qui constitue deux innovations. Car d'après la sounna on devrait se mettre face à la Qibla et le fait de lever ses mains à ce moment n'est soutenu par aucune preuve.
• Mettre la main droite sur la tête après la prière salât et faire une invocation. A ce sujet il y a un hadith d'après Anas qui est faible.
• Rassembler les doigts de la main droite et les mettre sur l'œil droit, et faire de même pour le côté gauche puis réciter une invocation.
• L'utilisation des deux index, alors qu'il est établit d'après Abou-Hourayra , que le prophète est passé devant un homme qui invoquait en utilisant ses deux index, il lui a alors dit « unifie, unifie » [rapporté par El-Tirmidhi et El-Hâkim].

 


Notes d'Al-Mourabitoune

 

1: Fath el_bâri 2/517_518, 11/142_143. El-Azhiya P78_80. Charh el-adhkâr 7/247, 257_258. Cha'n edou'a lilkhatâbi P13_14. El-Insâf : 1/457. Charh ethoulâtiât lilsafâriyini : 1/653. Silâh elm ou'min P106_117. el-dou'a lil'aroussi 1/94, 102, 211_213. El-silsila essahiha n°595, 2491.

 

 

Patience mes Frére et Soeur

30/07/2006 23:21 par islam-59

  • Patience mes Frére et Soeur

    Patience mes Frére et Soeur

    30/07/2006 23:21 par islam-59

 

Ne pas se presser pour voir son invocation exaucée

 


Certaines personnes ayant subi une épreuve qui dure ou une maladie chronique diront qu’ils ont fait des invocations mais qu'ils ne voient venir aucun secours. Ils penseront alors qu’Allah n’a pas exaucé leurs invocations.

En fait, ne pas voir son invocation exaucée ne veut pas dire qu’elle n’est pas acceptée. Il est rapporté dans un hadith que le Prophète a dit :

"Le croyant ne cesse d’être exaucé tant qu’il ne commet pas un péché, ne coupe pas les liens de parenté et n'est pas pressé d’être exaucé".
On demanda au Prophète : "comment est-il pressé ?".
Il répondit : "Il dira 'j’ai invoqué Allah puis encore invoqué mais je n’ai pas vu que j’ai été exaucé'. Alors il délaissera l’invocation" (Muslim).

Allah aime qu’on l’invoque et que l’on insiste sur l’invocation

On sait que l’insistance sur l’invocation fait partie de la pratique des prophètes.
Lorsque le Prophète Moussa invoqua Allah contre Pharaon :
« Et Moïse dit : "Ô notre Seigneur, Tu as accordé à Pharaon et ses notables des parures et des biens dans la vie présente, et voilà, Ô notre Seigneur, qu'avec cela ils égarent (les gens loin) de Ton sentier. O notre Seigneur, anéanti leurs biens et endurci leurs coeurs, afin qu'ils ne croient pas, jusqu'à ce qu'ils aient vu le châtiment douloureux" * Il dit : "Votre prière est exaucée. Restez tous deux sur le chemin droit, et ne suivez point le sentier de ceux qui ne savent pas"
(10/88-89)

On rapporte que son invocation fut exaucée après quarante années. Ibn Juraij rapporte que le Pharaon vécu après cette invocation quarante années.

Marzouk Al Ajli dit qu’il a invoqué Allah pour une affaire vingt années et que l’invocation n’a pas été exaucée, mais qu’il n’a pas perdu espoir et il continue à invoquer Allah.

On rapporte que pendant la bataille de Badr, le Prophète a invoqué Allah et insistait sur l’invocation jusqu’à ce que son manteau tombe de son épaule. Abou Bakr lui disait : "Ô messager d’Allah tu peux arrêter parce que tu as suffisamment invoqué Allah"
(Bukhari)

L'Imam Ibn Rajab écrit : "Allah aime qu’on l’invoque et qu’on insiste sur l’invocation. Et Il se met en colère contre celui qui ne l’invoque pas. Allah peut donner à toutes ses créatures tout ce qu’ils demandent sans que cela ne diminue de Son bien alors que c’est le contraire pour les créatures".

Par conséquent, celui qui invoque Allah sera devant trois cas :

- Son invocation est exaucée rapidement.
- Un mal semblable à celui pour lequel il a invoqué Allah lui est enlevé (sans qu’il ne le sache).
- Cela lui sera donné ou restitué que le jour de la résurrection.

 

-------------------------

 

 

 

Abou Said Al-Khoudri a rapporté que l'Envoyé de Dieu a dit :

"Quiconque d'entre les musulmans, invoque Allah d'une invocation qui ne contient pas un péché ni une rupture du lien de parenté, Dieu lui accordera une de ces trois choses :

- Soit Il hâtera l'acceptation de son invocation dans ce bas-monde

- Soit Il la lui réservera pour l'Au-delà

- Soit Il détournera de lui son équivalent en mal !"


Les compagnons dirent alors : "Nous allons demander plus et plus encore !"

Le Prophète ajouta :
"Et Dieu possède plus et plus encore !"


[Hadith relaté par Ahmad Ibn Hanbal dans son Mousnad]

 

 

 


 

 

le Dhikr

30/07/2006 23:15 par islam-59

  • le Dhikr

    le Dhikr

    30/07/2006 23:15 par islam-59

 

Le moment après la prière est réservé au dhikr

 

Le Dhikr après la prière

 


** "J'implore Dieu pour qu'il me pardonne" (3 fois)

As-staghfirOullâh



** "Ô Dieu, Tu es le Salut, de Toi provient la paix. Béni sois-Tu, ô Seigneur, Toi qui détient la majesté et la munificence" (rapporté par Mouslim)

Allahoumma anta s-salâm oua minka s-salâm tabârakta yâ dhal jalâli oual Ikrâm



** "Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique, qui n'a point d'associé : à Lui appartient le pouvoir, à Lui la louange, sur toute chose Il est puissant. Ô Dieu, personne ne peut repousser ce que Tu donnes ; personne ne peut donner ce que Tu refuses ; auprès de Toi la fortune du riche ne lui sera d'aucune utilité" (rapporté par Mouslim et Al-Boukhari)

Lâ ilâha illâ houa wahdahou lâ sharîka lahou, lahoul mulk, oua lahoul hamd, oua houa 'alâ koulli shay inn qadîr
Allahoumma lâ mâni'a li mâ a'Tayta, oua lâ mou'Tiyya li mâ mana'ta, oua lâ yanfa'ou dhal jiddi minka l-jaddou



** "Ô Dieu, aide-moi à me rappeler de Toi, à Te manifester ma gratitude et à appliquer parfaitement mon adoration pour Toi" (rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Nasâ'i et Hakîm)

Allahoumma a'innî 'alâ dhikrika oua shoukrika oua houssni 'ibâdatik



** "Gloire à Dieu" (33 fois) SoubhânAllâh
"Louange à Dieu" (33 fois) Al-hamdoulIllâh
"Dieu est le plus grand" (33 fois) Allâhu akbar
"Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique, qui n'a point d'associé, à lui appartient le royaume (des mondes), à lui appartient la louange, il est puissant sur toute chose" (rapporté par Mouslim et Al-Boukhari)

lâ ilâha illAllâh, ouahdahou lâ sharîka lah, lahoul mulk, oua lahoul hamd, oua houa 'alâ koulli shay in qadîr


**Il est également possible d'ajouter à cela le verset 255 de la sourate 2, dit verset du Trône (âyat al-koursî)

"Dieu! Point de divinité à part Lui, Le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "Al-Qayyoûm". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son trône "Koursi", déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand"

Allâhou lâ ilâha illâ houa l-hayyou l-qayyoûm
lâ ta koudhouhou sinaton oua lâ nawm
lahou mâ fi-samawati oua mâ fil-arDh
mann dhal ladhi iashfa'ou 'indahou illâ bi idhnih
ya'lamou mâ bayna aydîhim oua mâ khalfahoum
oua lâ youhîToûna bi shay inn min 'ilmihi illâ bi mâ shâ a
wasi'a koursiyyouhou s-samawati oual arDh
wa lâ ia oûdouhou hifdhouhoumâ
wa houa l-'aliyyou l'adhîm





 

 

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

30/07/2006 23:13 par islam-59

  • Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    30/07/2006 23:13 par islam-59

Hadith ~ La realité profonde de la foi

 

Hadith rapporté par Abou Malek Al Ashari (que Dieu lui accorde Sa satisfaction):

 

Six comportements désignent à coup sûr celui qui a atteint la realité profonde de la foi:

 

Le jêune dans la chaleur de l’été.

 

L’action de frapper avec le sabre les ennemis de Dieu.

 

L’empressement à faire la prière à l’heure dûe dans une journée de brume et de pluie.

 

La patience dans les malheurs.

 

L’accomplissement des ablutions malgré les conditions désagréables.

 

Quitter la polémique bien que disant la vérité.

 

Riyad as-Salihin (Les Jardins des vertueux)
de l'Imam Mohieddine Annawawi 631 - 676
Traduction et Commentaire du Dr Salaheddine Keshrid (Tunisie)
Éditeur: Dar Al-Gharb Al-Islami
Chapitre 42, Page 141

 

Fâtimah Az-Zahrâ, La Resplendissante

30/07/2006 23:12 par islam-59

  • Fâtimah Az-Zahrâ, La Resplendissante

    Fâtimah Az-Zahrâ, La Resplendissante

    30/07/2006 23:12 par islam-59

Fâtimah était la cinquième enfant du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et de sa femme Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée. Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makkah, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

C’était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zayneb, épousa son cousin al-`Âs Ibn Ar-Rabî`ah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d’Abu Lahab, l’oncle paternel du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au tout début de sa mission publique.

La petite Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vit alors ses sœurs quitter la maison l’une après l’autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu’un certain mutisme et une douloureuse tristesse l’envahit alors.

Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n’était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l’esclave d’Aminah, la mère du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), qui était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) depuis sa naissance, Zayd ibn Harithah - qu’Allâh l’agrée - et Ali - qu’Allâh l’agrée, le jeune fils d’Abu Tâlib faisaient tous partie de la famille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ).

En sa mère et en Barakah, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - trouva énormément de soulagement et de réconfort. En Ali - qu’Allâh l’agrée, qui n’avait que deux ans de plus qu’elle, elle trouva un frère et un ami, qui d’une manière ou d’une autre prenait la place de son propre frère Al-Qâsim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme ’le bon et le pur’, qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu’elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.

A l’âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l’Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Makkah, visitant la Ka`bah, s’occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l’islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

Un jour, alors qu’elle n’avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l’égard du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), se réunirent autour de lui. Il y avait Abu Jahl ibn Hisham, l’oncle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Uqbah ibn Abi Mu`ayt, Umayyah Ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et `Utbah, les fils de Rabi’ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Abu Jahl, le meneur, demanda : "lequel d’entre vous peut apporter les entrailles d’un animal abattu et les jeter sur Muhammad ?"

`Uqbah Ibn Abi Mu`ayt, l’un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), alors qu’il était toujours prosterné. Abdullah Ibn Mas`ûd, un compagnon du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit ’Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !’ Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : ’Puisses-tu punir `Utbah, `Uqbah, Abû Jahl et Shaybah’ ceux qu’il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.

A une autre occasion, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) alors qu’il faisait le "Tawâf" autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l’étrangler avec ses propres vêtements. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - cria et appela à l’aide. Abu Bakr - qu’Allâh l’agrée - accouru et réussit à libérer le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Il implorait alors : ’Tueriez-vous un homme qui dit : ’Mon seigneur est Allah’. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abu Bakr - qu’Allâh l’agrée - et commença à le battre jusqu’à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n’était encore qu’une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l’entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - était témoin, et participait à de telles épreuves.

Bien sûr elle n’était pas la seule. Toute la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Leurs maris étaient `Utbah et `Utaybah, les fils d’Abû Lahab et d’Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C’était principalement à cause d’elle que Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée - n’était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d’Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.

Comme un signe de déshonneur pour Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.

Sans aucun doute, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réjouit d’être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abû Al-Âs pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s’approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s’il répudiait Zaynab, il répondit : ’j’aime profondément et passionnément ma femme, et j’ai une grande estime pour son père, même si je n’ai pas embrassé l’islam’

Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d’être de retour auprès de leurs chers parents et d’être débarrassées de l’insupportable torture mentale dont elles faisaient l’objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman Ibn Allan, l’un des premiers à avoir accepté l’islam. Ils partirent tous deux pour l’Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ne revit plus Ruqayyah jusqu’après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), de sa famille et de ses compagnons continua et s’aggrava même après l’émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin.

Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - était l’un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dut faire face à encore plus d’épreuves et de difficultés.

Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée, ’la croyante et l’affectueuse’, mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée, puis ensuite Abu Tâlib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin.

Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise.

Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. ’Ne pleure pas’ dit-il ’ qu’Allah protège ton père’.

 

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait un profond amour pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), il dit une fois : ’Quiconque plait à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l’a met en colère me met aussi en colère’

Il dit aussi : ’Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Âsiyâ la femme de Pharaon, Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée - la mère des croyants, et Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - la fille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).’ Fâtimah acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadîdjah.

On donna à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) le titre de Az-Zahrâ’, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (`ibâdah)

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Aishah - qu’Allâh l’agrée, l’épouse du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), dit d’elle : ’je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fâtimah - qu’Allâh l’agrée.’ Quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait et l’embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) venait vers elle. Elle se levait, l’accueillait avec joie et l’embrassait.

Les bonnes manières de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu’elle avait à quelqu’un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n’avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.

Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Makkah pour amener le reste de la famille, dont Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usâmah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d’Abu Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aishah et Asmâ’.

A Madinah, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vivait avec son père dans la simple demeure qu’il avait construite, jouxtant la mosquée. En l’an 2 de l’Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l’intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali (radhia Allâhou anhou), le fils d’Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). En présence du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui demanda alors : ’Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?’ Ali (radhia Allâhou anhou) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) suggéra : ’Peut-être es-tu venu pour demander Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) en mariage ?’ ’Oui’ répondit Ali (radhia Allâhou anhou). Selon ce qu’on rapporte, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit simplement : ’Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille’ et cela fut prit comme l’approbation du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) par Ali (radhia Allâhou anhou) et par les Ansars qui l’attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) approuva et demanda à Ali (radhia Allâhou anhou) s’il avait quelque chose à donner en dot. Ali (radhia Allâhou anhou) répondit que non. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui rappela qu’il avait un bouclier qu’il pouvait vendre.

Ali (radhia Allâhou anhou) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu’il se dépêchait de retourner chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour lui remettre la dot, Uthman l’arrêta et lui dit :
’Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)’. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Ali (radhia Allâhou anhou) se marièrent donc probablement au début de l’an 2 de l’Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (radhia Allâhou anhou) en avait environ 21. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d’autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.

Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) offrit à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et à Ali (radhia Allâhou anhou) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d’aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pria pour elle :

’O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance’. Dans l’humble demeure d’Ali (radhia Allâhou anhou) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) vint chez Ali (radhia Allâhou anhou) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit : ’ O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi’
’Ton frère ? C’est celui à qui tu as marié ta fille ?’ demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : ’Pourquoi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) appelle Ali (radhia Allâhou anhou) son frère ?’
Il faisait référence à Ali (radhia Allâhou anhou) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l’hijrah, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Ali (radhia Allâhou anhou) était donc liés comme des frères.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répéta ce qu’il venait de dire à plus haute voix. Ali (radhia Allâhou anhou) vint et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fit une du’a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit :

"Je t’ai marié à la personne de ma famille qui m’est le plus cher", de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu’un qui avait grandi dans la même famille, qui était l’un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décrivait comme ’son frère dans ce monde et dans l’au-delà’.

La vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) fut aussi simple et sobre qu’elle l’avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c’était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (radhia Allâhou anhou) resta pauvre car il n’attachait que peu d’importance aux richesses matérielles.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.

En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) était même plus rigoureuse que celle qu’elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali (radhia Allâhou anhou) travaillait comme peintre et porteur d’eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (radhia Allâhou anhou) :

"J’ai moulu jusqu’à ce que mes mains se couvrent de cloques.
- J’ai puisé de l’eau jusqu’à en avoir mal à la poitrine," répliqua Ali (radhia Allâhou anhou). Celui-ci suggéra à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) : "Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave".


A contrecœur, elle alla chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) qui lui dit : "qu’est-ce qui t’amène ici, ma petite fille ?

Je suis venue te donner le Salam," dit-elle de peur qu’il ne puisse lui donner ce qu’elle avait l’intention de demander.

"Que faisais-tu ? demanda Ali (radhia Allâhou anhou) lorsqu’elle repartit seule.
- J’avais honte de lui demander, dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) sentit qu’ils étaient moins dans le besoin que d’autres.
- Je ne vais pas vous le donner, dit-il, et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n’ai pas assez pour leur nourriture…".


Ali (radhia Allâhou anhou) et Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu’ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur demandant la permission d’entrer. Pour l’accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur dit :


’Restez où vous êtes’ et il s’assit à côté d’eux ’Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?’ demanda-t-il et ils lui dirent ’Si’, il dit : ’Les mots que Jibril m’a enseignés, que vous pouvez dire : ’Subhaan Allah’ dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah’ et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.


Ali (radhia Allâhou anhou) dit plus tard : ’je n’ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) nous l’a enseigné’

Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) a du faire face. Il n’y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était affamé. Il alla de l’un à l’autre des appartements de ses femmes mais il n’y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), et elle n’avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Une autre fois il alla chez Abu Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) savait aussi quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) n’avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d’orge, et il lui dit ’c’est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours’.

Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l’aimait vraiment en retour.

Un jour, il revenait d’un voyage hors de Madinah. Il se rendit d’abord à la mosquée et pria deux ra’kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avant d’aller chez ses femmes. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) l’accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.
’Pourquoi pleures-tu ?’ demanda le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
’Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.’ ’O Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)’ répondit le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tendrement ’Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l’humiliation jusqu’à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.’

Avec de telles observations, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). L’endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) se réjouirait d’avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Ruqayyah tomba malade : Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (radhia Allâhou anhou), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu’il fit fut de se rendre sur sa tombe.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) y alla avec lui. C’était la première perte qu’ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ). Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu’elle s’assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.

Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d’Umar (radhia Allâhou anhou) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. ’Umar laisse-les pleurer’ dit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et il ajouta : ’Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d’Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan’ - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.

Uthman (radhia Allâhou anhou) épousa plus tard l’autre fille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Umm Kulthum (radhia Allâhou anha), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l’homme aux deux lumières.

La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah (radhia Allâhou anha) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l’hégire. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça l’Adhan dans l’oreille du nouveau-né et l’appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.

Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou ’le petit beau’. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

Huit ans après l’hégire, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu’elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l’héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) naquit l’année d’ensuite. L’enfant était aussi une fille et elle l’appela Umm Kulthum comme sa sœur qui mourut l’année précédente d’une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) que la descendance du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (radhia Allâhou anha), Ali et Umamah, moururent jeunes. L’enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu’il n’avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l’admiration accordée par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ).

Bien que Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l’éducation des enfants, elle prenait part autant qu’il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.

Avant son mariage elle était une sorte d’hôtesse pour les pauvres et les démunis d’Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d’Uhud, elle vint avec d’autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d’autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.

Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) accompagna aussi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l’Hégire, après le traité d’Hudaybiyyah. L’année qui suivit, elle et sa sœur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) à la libération de Makkah. On rapporte qu’en cette occasion, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum (radhia Allâhou anha) visitèrent la maison de leur mère Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu’il n’accomplisse son pèlerinage d’adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) confia à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) un secret révélé à personne jusqu’alors :
’Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l’a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu’

De retour de son pèlerinage d’adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l’appartement de sa femme Aishah (radhia Allâhou anha). Quand Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) venait lui rendre visite, Aishah (radhia Allâhou anha) laissait le père et sa fille seuls ensemble.

Un jour il appela Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)… quand elle vint il l’embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aishah (radhia Allâhou anha) vit cela et demanda : ’tu pleures et tu ris en même temps Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ? Que t’a dit le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) ?’

’Il me dit d’abord qu’il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j’ai pleuré.’ Il me dit alors : ’Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j’ai souris.’

Peu de temps après, le Noble Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décéda. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu’il ne vit plus Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rire après la mort de son père.

Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L’après-midi, on rapporte qu’elle appela Salma bint Umays (radhia Allâhou anha) qui veillait sur elle. Elle demanda de l’eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali - qu’Allâh l’agrée et honore sa face.

Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n’allait pas. Elle sourit et dit : ’j’ai rendez-vous aujourd’hui avec le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam)’

Ali - qu’Allâh l’agrée et honore sa face - pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l’âme.

Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - la resplendissante n’avait que 29 ans…

Qu'Allah l'agrée. Amine

L'épreuve par les maladies est ses bénéfices

30/07/2006 23:10 par islam-59

  • L'épreuve par les maladies est ses bénéfices

    L'épreuve par les maladies est ses bénéfices

    30/07/2006 23:10 par islam-59

Je vous recommande, ô Hommes, ainsi qu'à moi-même la crainte d'Allah (le Puissant et le Très Haut) qui est une protection pendant les épreuves et un soulagement lors des soucis et des malheurs. Et sachez, qu'Allah vous protège, que l'épreuve est une loi divine qui fait partie des nécessités de la sagesse d'Allah (qu'Il soit glorifié) et de Sa justice ; il est représenté de toute évidence par la pauvreté et la richesse, la bonne santé et la maladie, la peur et la sécurité, la diminution et l'augmentation ; plus exactement, tout ce que nous aimons et détestons ne sort pas du cercle de l'épreuve, Allah (qu'Il soit exalté) a dit : { Nous les avons éprouvés par des biens et par des maux, peut-être reviendraient-ils (au droit chemin) } [ Sourate 7 - verset 168 ]

 

Et Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {Nous vous éprouverons par le mal et par le bien [à titre] de tentation. Et c'est à Nous que vous serez ramenés} [Sourate 21 - verset 35]

Serviteurs d'Allah !

 

L'homme intelligent et sage doit avoir la conviction que toutes les choses ont déjà été décidées, et qu'Allah a prédestiné les choses minimes et importantes, Il a su ce qui est passé, ce qui se produira, et si cela avait du se produire comment il se serait produit :

 

{Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous une communauté. Nous n'avons rien omis d'écrire dans le Livre} [Sourate Houd 11 - Verset 6 ]

 

 

Le messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

 

La première chose qu'Allah créa est la plume [ Al-Qualame ] ,  

 

Il lui dit : " Ecris ".  

 

Elle dit : " O Mon Seigneur ! Que dois-je écrire ? ".  

 

Il dit : "Ecris la destinée de toute chose jusqu'au jour du jugement"    

 

[Rapporté par Abou Dawoud.]

 

Donc, ce qui a été prédestiné, serviteurs d'Allah, doit se produire inéluctablement, et les créatures ne peuvent pas réaliser ce qui ne doit pas se produire ; et si une situation difficile et des affaires déplaisantes sont prédestinées pour l'homme, il doit alors s'habiller avec deux vêtements : le premier : la patience, et l'autre : la satisfaction, afin qu'il reçoive la récompense complète [pour cette épreuve].

 

Combien de difficultés furent difficiles et le monde entier fut incapable de les faire disparaître, puis ils en furent soulagés facilement en moins d'un instant.

 

On dit à Al-Hassane : «O Abou Saïd ! D'où vient ce comportement ?".

 

Il dit : "A cause de l'insuffisance de la satisfaction pour Allah [lorsque les épreuves viennent]".

 

Et on lui dit : "Et d'où vient l'insuffisance de la satisfaction pour Allah ?".

 

Il dit : "A cause de l'insuffisance de la connaissance d'Allah".

 

Lorsque l'on fit venir Saïd ibn Joubéïr devant Al-Hadjadj pour qu'il le tue, un homme pleura, Saïd lui dit alors : "Pourquoi pleures-tu ?".

 

Il dit : "A cause de ce qui t'arrive".

 

 

Saïd Dit :  "Donc, ne pleure pas. Il était dans la science d'Allah que cela se produise, puis il lut :

 

"Nul malheur n'atteint la terre ni vos personnes,  qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l'ayons créé".
[Sourate 57 - verset 22]
  

 

Ce qui arrive à l'homme, si c'est une chose qui le réjouit, c'est alors un bienfait évident ; et si c'est une chose qui ne le réjouit pas, c'est un bienfait aussi, soit cette chose efface ses péchés et il sera récompensé pour avoir patienté, ou cette chose contient une sagesse et une miséricorde qu'Allah seul connaît :

"Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas". [Sourate 2 - verset  216]

Et le messager d'Allah a dit vrai en disant :

" L'affaire du croyant est étonnante, tout ce qui lui arrive est un bien pour lui.
S'il lui arrive une chose qui le réjouit et qu’il remercie, c'est un bien pour lui ;
Et s'il lui arrive un mal et qu'il patiente, c'est un bien pour lui.
Et ceci n'est que pour le croyant"  [Rapporté par Mouslim. ]

O Hommes !

Tous les hommes sont d'accord à l'unanimité sur le fait que la bonne santé est une couronne sur la tête de ceux qui jouissent d'une bonne santé que les malades seulement voient, et que la bonne santé est un bienfait dont beaucoup de gens sont privés.

 

Les maladies, serviteurs d'Allah, sont des maux répandus comme le feu se répand dans le bois sec, aucune période et aucun pays n'en sont épargnés, et aucun homme n'en est protégé ou presque, sauf celui à qui Allah fait miséricorde.

 

Car ces maladies sont des syndromes prévisibles, et il est impossible que la vie en soit dépourvue.

 

Huit choses doivent arriver à un jeune homme - et il doit absolument subir ces huits choses. 

 

La joie, le souci, l'union, la séparation, la facilité, la difficulté, puis la maladie et la bonne santé.

Bien que les maladies soient amères et lourdes, s'aggravent et deviennent difficiles, le Créateur (qu'Il soit exalté) y a mis des sagesses et beaucoup de bénéfices, certains les connaissent et d'autres ne les connaissent pas. Et Ibn Al-Quayyim a dit dans son livre "Chifa Al-Alile" qu'il a dénombré plus de cent bénéfices des maladies. Et il a dit aussi :

 

"Le fait que le coeur et l'âme tirent profit des douleurs et des maladies ne peut être ressenti que par une personne dont le coeur est vivant, car la santé des coeurs et des âmes repose sur les douleurs des corps et leurs difficultés".  

L'épreuve par les maladies peut être un don d'Allah et une miséricorde afin qu'Il expie les péchés et augmente les degrés. Et la fièvre demanda la permission de parler au prophète , il dit alors :  "Qui est-ce ?".

 

Elle dit : "Oum Mildame " - c'est une surnom de la fièvre -.

 

Il ordonna alors qu'elle soit envoyée aux habitants de Quouba, qui subirent à cause d'elle ce qu'Allah seul sait ; ils vinrent alors se plaindre au prophète .

 

Il dit alors : "Que désirez-vous ? Si vous le voulez, je demande à Allah qu'Il vous en épargne, et si vous le voulez, elle sera pour vous une purification".

 

Ils dirent : "O Messager d'Allah ! Purifie-t-elle ?".  Il dit : "Oui".

 

Ils dirent : "Alors, laisse-la",   [Rapporté par Ahmed et Al-Haakim.]  

 

Le prophète a dit :

 

"Aucun musulman ne subit un mal comme la maladie ou autre  sans qu'Allah efface ses péchés comme l'arbre perd ses feuilles"
[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.]
  

 

Et un homme dit au messager d'Allah : "Ces maladies que nous subissons, qu'avons-nous avec elles".

 

Il dit : "L'expiation de vos péchés" .  -  Oubaï ibn Kâab dit : "Même si elles ne sont pas nombreuses".

 

Il dit : "Même une épine et ensuite, ce qu'il y a de plus grave qu'elle"  [Rapporté par Ahmed.]

 

Et le messager d'Allah rendit visite à un malade qui souffrait de la fièvre, il dit : "Sois heureux ! Car Allah a dit :  "Elle est mon feu que Je lance sur mon serviteur croyant dans ce monde afin qu'il soit sa part du feu de l'autre monde"  [ Rapporté par Ahmed et Ibn Maajah.]

Ainsi, serviteurs d'Allah, nous connaissons les résultats positifs que produit la maladie, et nous savons que son goût est comme l'aloès, mais ses fins [ses conséquences] sont plus douces que le miel pur. Donc, pourquoi nous fâchons-nous à cause de la maladie qui nous touche, ou l'injurions-nous ou disons-nous : "si seulement…" ? Et est-ce que : "si seulement…" est utile ?

 

Et sachez que le messager d'Allah entra chez Oum As-Saa'ib et dit : "Qu'as-tu, ô Oum As-Saa'ib, à trembler ?" . Elle dit : "La fièvre - qu'Allah ne la bénisse pas-".

 

Il dit : "N'insulte pas la fièvre, car elle fait partir les péchés des fils d'Adam comme la soufflerie [le feu] fait partir le mâchefer"  [ Rapporté par Mouslim. ]

 

Un homme parmi les pieux prédécesseurs fut atteint d'une maladie au pied, et il ne souffrit pas et ne se plaignit pas, mais il sourit et dit : "Inna lillah wa inna ilaïhi raji'ôune" [ Nous apportons à Allah et nous retournerons à Lui ]. On lui dit : "Tu es atteint par cette maladie et tu ne souffre pas ?".  

 

Il dit alors : "La douceur de sa récompense m'a fait oublié l'amertume de sa douleur".

 Serviteurs d'Allah !

Il ne faut pas penser que la maladie est une chose qui doit être désirée, car le croyant ne doit pas espérer avoir des épreuves, et il ne doit pas demander à Allah de lui donner la maladie ; le messager d'Allah a dit :

 

"Demandez à Allah la pardon et la santé, car aucun d'entre vous n'a obtenu après la conviction, une chose meilleure que la santé"  [ Rapporté par An-Nassa'i et Ibn Maajah ]

 

Et il a dit : "Que Je sois en bonne santé, puis je remercie, est plus aimé pour moi que d'être éprouvé, puis patienter".

 

Nous comprenons ainsi que la maladie n'est pas le but en elle-même, mais ce qu'elle engendre comme la patience, espérer recevoir la récompense d'Allah, et louer Celui qui donne les bienfaits dans toutes les situations.

 

Cheikh ibn Taymiyah (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :"En ce qui concerne les malheurs qui surviennent sans que le serviteur ne choisisse comme la maladie, la mort d'une personne que l'on aime, et le fait que le voleur prenne son argent, le serviteur est alors récompensé pour sa patience face à ces malheurs, et non pas pour le malheur dont il est touché ; mais le malheur efface les péchés, et la récompense est obtenu pour les actions accomplies en ayant le choix".  

 

Ainsi, serviteurs d'Allah, le mécréant et le musulman, le pieux et le pervers, se rassemblent en ce qui concerne l'épreuve de la maladie, et ils se séparent en ce qui concerne le bénéfice et la fin, Ibn Mass'ôud a dit : "Vous voyez le mécréant parmi ceux qui ont une très bonne santé corporelle et dont le coeur est le plus malade ; et vous rencontrez le croyant étant parmi ceux qui ont le coeur le plus sain, et le corps le plus malade. Je jure par Allah que si vos coeurs étaient malades et vos corps en bonne santé, vous seriez plus insignifiant auprès d'Allah que le scarabée".

 

Et Salmane Al-Faarissi entra chez un malade à qui il rendit visite, et lui dit :

 

"Sois heureux ! Car Allah fait que la maladie du croyant soit une expiation [de ses péchés], et la maladie du pervers est comme le chameau qui a été attaché par ses propriétaires, puis ils l'ont libéré, alors il ne sait pas pourquoi il a été attaché ni pourquoi il a été libéré".

Serviteurs d'Allah !

 

LoRsque l'Islam exhorte à la patience pendant les épreuves, et qu'il expose les bons effets et les sagesses des maladies, il ne faut pas qu'une personne qui se trompe, pense qu'il fait l'éloge des douleurs, et qu'il honore les souffrances et les maladies ; mais l'Islam loue plutôt les gens qui subissent des épreuves et des maladies pour la maîtrise de leurs émotions et leur bonne conviction :

 

"Pourquoi Allah vous infligerait-Il un châtiment si vous êtes reconnaissants et croyants ?
Allah est Reconnaissant et Omniscient".

 

Ourwa ibn Az-Zoubaïr   se plaignit de la gangrène ; ils la coupèrent alors de son genou tout en étant silencieux sans crier ; et la même nuit, un parmi ses fils tomba d'un toit et mourut. Ourwa dit alors :

 

"O Mon Seigneur ! Louange à Toi !   O Mon Seigneur ! Louange à Toi !
Ils étaient sept, Tu as pris un parmi eux et Tu as laissé six ;
J'avais quatre extrémités [les membres], Tu en as pris une et Tu as laissé les trois autres ;
Et si Tu as pris, c'est Toi qui as donné ; et si Tu as éprouvé, Tu as aussi donné la santé".

 

Donc, qu'Allah fasse miséricorde à Ourwa et lui pardonne ! Certaines maladies étaient pour lui plus faciles que d'autres, et son épreuve plus facile que l'épreuve d'une autre personne ; donc, sa maladie et son épreuve ont été faciles pour lui. Et c'est ainsi que le croyant doit être, il voit avec l'oeil de sa perspicacité et il remercie alors Allah   pour deux choses :

 

  • La première : le fait que ce qui pouvait être plus grave a été repoussé.  
  • La deuxième : le fait que ce qui pouvait disparaître comme la bonne santé et le bien abondant, est resté [n'a pas disparu] ; il regarde le bienfait qui est présent avant de regarder le bienfait qui est parti.

Serviteurs d'Allah !

 

Lorsque la maladie est présente, puis s'aggrave, la patience est la seule protection par la grâce d'Allah contre l'inquiétude, et elle est la guidée qui protège du désespoir pendant les tourments ; le croyant ne doit donc pas être effrayé à cause d'un nuage qui apparaît à l'horizon, même s'il est suivi d'un autre et d'un troisième.

 

Cependant, l'homme ignore les réalités et il reste perplexe devant les difficultés lorsqu'elles surviennent ; et selon sa nature, il devient nerveux et déteste la patience ; elle devient pour lui d'un goût amer, alors il balbutie et est gêné, puis il essaye de sortir de sa situation rapidement et oublie la parole de son Créateur :"L'homme a été créé prompt dans sa nature. Je vous montrerai Mes signes [ la réalisation de Mes menaces ].  Ne me hâtez donc pas". [ Sourate Al- Anbiya 21 - Les Prophètes - verset  37 ]

 

Et écoutez, qu'Allah vous protège, ce que notre prophète a raconté à propos de la maladie de Job [Ayoub] (que la paix soit sur lui) ; il a dit   :

 

Job le prophète d'Allah fut éprouvé pendant dix-huit ans, les gens proches et éloignés de lui l'abandonnèrent, sauf deux hommes parmi ses frères qui étaient très proches de lui, ils lui rendaient visite le matin et le soir ; puis, l'un d'eux dit à l'autre :

 

"Tu sais, Je jure par Allah que Job a commis un péché qu'aucune personne au monde n'a commis".

 

Il lui dit : "Et pourquoi ?".

 

Il dit : "Depuis dix-huit ans, Allah ne lui a pas fait miséricorde en le guérissant".

 

Lorsque l'homme lui rendit visite le soir, il ne patienta pas et lui mentionna la parole de l'autre. Job dit alors :

 

"Je ne sais rien au sujet de ce que tu dis, sauf qu'Allah sait que je passais à côté de deux hommes qui se querellaient et évoquaient Allah [pendant la querelle] ; puis je retournais chez moi et j'expiais mes péchés commis à cause d'eux, car je voulais qu'Allah ne soit évoqué que pour la vérité".

 

Il dit    : " Et il sortait pour faire ses besoins ; lorsqu'il finissait, sa femme tenait sa main. Puis un jour, il s'attarda, et Allah révéla à Job au même endroit où il se trouvait :

 

"Frappe [la terre] de ton pied : voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire".

 

Elle le trouva lent et le lui fit savoir ; alors il se présenta à elle, Allah ayant fait disparaître sa maladie et en étant en très bonne santé ; lorsqu'elle le vit, elle dit :

 

"O ! Qu'Allah te bénisse ! As-tu vu le prophète d'Allah qui est affligé d'une épreuve ? Et je jure par Allah que je n'ai jamais vu une personne qui lui ressemble plus que toi lorsqu'il était en bonne santé".

 

Il dit : "C'est moi ! C'est bien moi !".

 

Et il avait deux réservoirs : un réservoir pour le blé et une autre pour l'orge. Allah  envoya alors deux nuages ; lorsque l'un des nuages fut au-dessus du réservoir de blé, il y versa de l'or jusqu'à ce qu'il soit plein ; et le deuxième nuage versa de l'argent dans le réservoir d'orge jusqu'à ce qu'il soit plein"

 

[ Rapporté par Ibn Hibbane et Al-Haakim, et Ad-Dhahabi a dit que c'est un hadith authentique.]

 

Donc, regardez, serviteurs d'Allah ! Et regardez, ô vous qui êtes malades, Job et sa patience. Sa patience a confirmé la parole de sagesse, et celui qui a dit cette parole, a effectivement dit la vérité : "La patience [véritable] est la patience de Job".  Il souffrit de sa maladie pendant dix-huit ans afin que le résultat de sa patience soit la facilité.

 

Et les douleurs sont souvent une purification qu'Allah envoie, par Sa sagesse, aux vrais croyants afin d'enlever d'eux ce par quoi leur esprit [leur coeur] est captivé parmi les plaisirs de ce monde ; ainsi, ils ne sont trompés très longtemps par les plaisirs de ce monde ou ils ne s'y attachent pas très longtemps ; et il se peut qu'un mal se révèle utile ; de plus, combien d'

C'est jolie non??

30/07/2006 23:08 par islam-59

  • C'est jolie non??

    C'est jolie non??

    30/07/2006 23:08 par islam-59

Ya Rabi pardonne mes péchés et rapproche-moi de Toi
Augmente mes bonnes actions et augmente ma foi
C'est en Ton nom que je meurs,c'est c'est en Ton nom que je vie
Toi le pardonneur, enléve de mon coeur l'amour de cette vie
Eloigne-moi de tous ces endroit fréquentés par le Diable
Epargne-moi Ya Rabi de ton chatiment redoutable
Sans Toi, je ne suis rien, sans Toi je ne fais rien
Accorde moi Ta miséricorde, rapproche moi des gens bien
Protége moi, guide moi, eloigne moi de tout ce qui peut mettre en péril ma fois
Et qui est si dangerreux
Sans Toi je ne suis rien, sans toi je ne fais rien
Ya rabi aide moi, jai besoin de ton soutien
Aide moi, aide moi a t'adorer encore plus que sa
Car des fois ma foi baisse, et j'aime pas du tout sa
Protége moi contre l'orgueil, le mensonge et l'ostentation
Fait que tout ce qu'on fait soit dans une bonne intention
Si je devais quitter cette terre, fais moi mourir musulman
Avant de partir augmente en moi la peur de Ton jugement
Toi le tout puissant, Toi le plus grand
Aide tous ceux qui sont en train de soufrir injustement
Récompense notre patience et celle de nos soeurs
Soi avec celui qui veut T'avoir comme protecteur
Paix et salut sur le prophéte bien aimé
Sala lahou'alayi oua salam et sur sa communauté.

Ya rabi, pardonne nous tout le mal qu'on a fait
Donne nous la force, la volonté pour qu'on puisse se rattraper
Ya Rabi, aide nous à vouloir faire du bien
Car Shétane est plus fort que nous sans toi on est rien
Ya Rabi, guide nous car parfois on se perd
Le droit chemin, met-nous dans son itinéraire
Ya Rabi aide nous a vouloir pour son frére
Ce qu'on veut pour soi et aide nous a le faire
Ya Rabi aides nous a détester pour autrui
Ce qu'on deteste pour nous meme si parfois on n'a pas envie
Ya Rabi, aide nous a garder le droit chemin
A garder le juste milieu et a tendre les deux mains
Ya Rabi, donne nous tout ce dont a besoin
Epargne nous de tout ce qui est inutile tout ce qui ne sert a rien
Ya Rabi, escuse nous pour notre incapacité
On a des compétences mais on a besoin d'être guides
Ya Rabi, aide les musulmans qui souffrent en ce moment
Aide les non croyant a croire au jour du jugement
Ya Rabi, guide mes soeurs mes fréres qu'ont perdu la foi
Ouvre leur les yeux et remets les sur la bonne voie
Ya Rabi, donne de la valeur a nos morceaux
Car y a des gens qu'écoute et je pense pas qu'on soit dans le faux
Ya Rabi, on te demande d'accepter nos priéres
Car t'es le seul et l'unique qui peut raisoneer nos fréres

"AMINE"